« Nous sommes dans une guerre économique, militaire et sécuritaire à grande échelle. » C’est en ces termes que le président iranien Massoud Pezeshkian a décrit, dimanche, la situation de la République islamique, lors d’une allocution télévisée retransmise par l’agence de presse officielle IRNA.
Le chef de l’État a reconnu que son administration se sentait honteuse face aux difficultés économiques qui persistent dans le pays, tout en promettant de les surmonter. Un aveu rare dans la bouche d’un dirigeant iranien, formulé sans détour devant les caméras.
Pezeshkian a évoqué le président américain Donald Trump, déclarant que celui-ci disait facilement qu’ils imposeraient les sanctions les plus écrasantes ou les plus terribles à l’Iran. Selon lui, Téhéran tient bon et s’efforce de servir sa population dans le cadre de ce qu’il a qualifié de guerre inégale.
Le président a ensuite évoqué le pari, selon lui perdu, des adversaires de la République islamique, qui avaient estimé que si l’Iran s’effondrait, il deviendrait le Venezuela. Il a affirmé que ce scénario ne s’était pas réalisé, ajoutant que non seulement cela ne s’était pas produit, mais que l’Iran était devenu une puissance qui avait étonné le monde par sa résistance, sa solidarité et sa cohésion.
Face à cette crise à plusieurs volets, Pezeshkian a insisté sur la nécessité de préserver l’unité du pays. Son administration travaille, a-t-il dit, de toutes ses forces pour éviter les divisions, les conflits et les egos. Ce discours s’ajoute aux efforts répétés du pouvoir iranien pour présenter une image de résilience collective face au retour des restrictions économiques imposées par Washington.
Ces déclarations interviennent alors que les négociations entre Téhéran et Washington sont bloquées. Un protocole d’accord avait pourtant été conclu en juin, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, mettant fin à des hostilités qui avaient débuté en février.
Les discussions ont depuis achoppé sur la mise en œuvre de cet accord et sur les modalités de navigation dans le détroit d’Ormuz, point de passage jugé critique pour le transport mondial de pétrole et de gaz.








