Le Bureau du budget du Congrès (CBO), agence parlementaire indépendante américaine, a indiqué mercredi qu’une flotte de quinze cuirassés portant le nom de Donald Trump pourrait coûter jusqu’à 275 milliards de dollars. Ce montant classerait ces navires parmi les bâtiments de guerre les plus coûteux jamais construits par les États-Unis.
Selon le CBO, le premier exemplaire de la série, baptisé USS Defiant et propulsé par une chaufferie nucléaire, reviendrait à environ 23,4 milliards de dollars. Les quatorze suivants coûteraient en moyenne 18 milliards de dollars chacun, un prix qui grimperait de 16 % pour les versions les plus lourdes de 41 000 tonnes.
Le CBO précise que ce chiffrage a été réalisé sans connaître l’ensemble des spécifications techniques des futurs navires : d’autres facteurs pourraient encore faire varier la facture.
Comparaison qui donne la mesure : l’USS Gerald Ford, le plus grand porte-avions du monde, avait coûté environ 13,3 milliards de dollars lors de sa construction en 2008, rappelle BFMTV. Le choix de la propulsion nucléaire alourdit la note d’environ 13 %, un surcoût que l’agence budgétaire estime compensé sur la durée par des dépenses d’exploitation et de maintenance réduites.
Trump veut dessiner lui-même les meilleurs cuirassés du monde
Le président américain a dévoilé ce projet en décembre 2025, promettant des navires les meilleurs du monde et « 100 fois plus puissants que tous les cuirassés jamais construits ». Pesant entre 30 000 et 40 000 tonnes, ces bâtiments resteront toutefois légèrement moins lourds que les derniers cuirassés de la classe Iowa, retirés du service dans les années 1990.
Leur armement doit inclure :
- des missiles antiaériens,
- des missiles mer-sol,
- des armes hypersoniques,
- des missiles de croisière à capacité nucléaire,
- un canon électromagnétique et
- des armes laser.
Trump entend participer directement à leur conception, invoquant son goût pour l’esthétique. Lors de son premier mandat, il avait déjà qualifié d’affreux certains navires militaires américains.
Le calendrier reste ambitieux : le président table sur une construction des deux premiers bâtiments en 2 ans et demi, avant d’accélérer pour atteindre une dizaine d’unités, puis viser à terme 20 à 25 navires. L’opposition américaine s’est émue de l’ampleur de la somme envisagée.








