La France développe un nouveau missile, l’ASN4G, dans le cadre du renforcement de sa défense nationale. Le nom signifie « Air-Sol Nucléaire de quatrième génération ». Le projet a été confié à MBDA sous la supervision de la Direction générale de l’armement (DGA), et annoncé officiellement le 11 juin 2026. Hypersonique et doté d’une portée accrue, l’ASN4G doit équiper le futur avion de chasse Rafale F5, dont l’entrée en service est prévue en 2033.
Qui porte le projet ?
Le projet ASN4G, annoncé par la DGA dans un communiqué publié sur le site du ministère des Armées et des Anciens combattants, s’inscrit dans la modernisation continue de la composante nucléaire aéroportée française. Les Forces aériennes stratégiques et la Force aéronavale nucléaire en seront les premiers utilisateurs opérationnels. À l’horizon 2035, elles disposeront d’un missile dont les performances doivent étendre leurs capacités militaires françaises.
MBDA est chargée du développement du missile. L’entreprise doit produire un système qui repose sur un savoir-faire que peu de pays maîtrisent. L’accord lui confie la responsabilité de cette « rupture technologique avec les systèmes précédents » et le remplacement du « missile ASMPA rénové » actuellement en service.
Des caractéristiques techniques à la pointe
Le missile est qualifié d’« hypersonique ». Selon L’Usine Nouvelle, il pourrait atteindre Mach 5, soit environ 6 130 km/h. D’autres estimations évoquent Mach 6 ou 7, autour de 8 600 km/h. À cette vitesse, l’arme serait « difficile à intercepter » et donnerait à la France un avantage dans sa dissuasion nucléaire. Sa portée atteindrait « plus de 1 000 kilomètres », soit le double de celle de l’ASMPA actuel, ce qui réduirait le temps de réaction des défenses adverses et renforcerait la crédibilité de la dissuasion aérienne française.
Le Rafale F5, la plateforme de demain
Le futur Rafale F5 servira de plateforme à ce missile. Encore en développement, il est présenté comme un appareil de cinquième génération, avec un nouveau radar AESA, des capteurs infrarouges améliorés et une capacité de « combat collaboratif ». Le Rafale F5 pourra aussi piloter des drones de combat furtifs dérivés du programme nEUROn, pour des missions de reconnaissance, de brouillage et de frappe à longue distance.








