Guerre en Iran : une facture à 160 milliards d’euros jusqu’à présent

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La guerre au Moyen-Orient a déjà coûté près de 186 milliards de dollars aux pays arabes. Soit 160 milliards d'euros. Pixabay
La guerre au Moyen-Orient a déjà coûté près de 186 milliards de dollars aux pays arabes. Soit 160 milliards d'euros. Pixabay | Armees.com

Le conflit en cours au Moyen-Orient ne se limite pas aux pertes humaines et aux destructions matérielles. Il entraîne également un choc économique majeur pour l’ensemble de la région. Selon une estimation récente issue des Nations unies, les pays arabes auraient déjà subi un coût global de 186 milliards de dollars, soit 160 milliards d’euros, en seulement un mois de guerre. Une facture lourde, qui révèle la fragilité structurelle des économies locales et les risques durables pour leur stabilité.

Un mois de guerre à 160 milliards d’euros

La guerre a provoqué un ralentissement brutal de l’activité économique dans plusieurs pays du Moyen-Orient. D’après une étude du Programme des Nations unies pour le développement, relayée par un responsable de l’ONU, le produit intérieur brut (PIB) de la région arabe pourrait reculer d’environ 6% après seulement quelques semaines de combats. Ce chiffre illustre l’ampleur du choc subi par des économies déjà dépendantes de facteurs extérieurs.

Les pays du Golfe sont particulièrement touchés. Malgré leur richesse énergétique, ils subissent directement les répercussions des tensions militaires, notamment en raison des attaques visant leurs infrastructures. Le coût pour ces économies pourrait atteindre à lui seul près de 186 milliards de dollars, soit 160 milliards d’euros. À cela s’ajoutent les pertes dans d’autres zones comme le Levant, où l’impact économique est estimé à plusieurs dizaines de milliards supplémentaires.

Au-delà des chiffres globaux, la guerre perturbe les échanges commerciaux, freine les investissements et désorganise les chaînes d’approvisionnement. Le transport maritime, notamment dans des zones stratégiques comme le détroit d’Ormuz, devient incertain. Or, ce passage est essentiel pour le transit mondial de pétrole et de gaz. Toute perturbation entraîne une hausse des coûts et accentue l’instabilité des marchés.

Cette situation rappelle combien la région reste dépendante d’un nombre limité de ressources. Le poids du secteur énergétique, en particulier, expose les économies à des chocs externes violents. La guerre agit ici comme un révélateur de vulnérabilités anciennes.

Une crise sociale en plus de la crise économique

Les conséquences de la guerre ne se limitent pas aux indicateurs économiques. Elles se traduisent aussi par une dégradation rapide des conditions de vie. Selon les estimations évoquées par les Nations unies, près de 3,7 millions d’emplois pourraient être détruits dans la région en raison du conflit. Cette perte massive d’activité fragilise des millions de familles.

Le chômage augmente, notamment dans les secteurs liés au commerce, au tourisme et aux services. Ces domaines sont particulièrement sensibles aux tensions géopolitiques. La baisse des revenus entraîne une diminution de la consommation, ce qui accentue encore le ralentissement économique. Un cercle vicieux s’installe.

Parallèlement, la pauvreté progresse fortement. Environ quatre millions de personnes supplémentaires pourraient basculer sous le seuil de pauvreté en un mois. Cette évolution rapide témoigne de la fragilité sociale de nombreux pays de la région. Les populations les plus vulnérables sont les premières touchées, notamment les travailleurs précaires et les jeunes.

La guerre met également en lumière la dépendance économique entre les pays arabes. De nombreux États non producteurs de pétrole dépendent des transferts financiers envoyés par leurs ressortissants expatriés dans les pays du Golfe. Lorsque ces économies ralentissent, l’ensemble de la région en subit les conséquences.

Enfin, cette crise souligne l’absence de diversification économique. La dépendance à une seule ressource, le pétrole, limite la capacité de résistance face aux chocs. Plusieurs experts appellent désormais à repenser les modèles économiques pour réduire cette vulnérabilité.

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