L’Iran dévoile son arme balistique la plus redoutée : le missile Sejil

L’Iran vient de déployer pour la première fois son missile Sejil en combat, marquant une escalade des tensions régionales.

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L’Iran dévoile son arme balistique la plus redoutée : le missile Sejil
L’Iran dévoile son arme balistique la plus redoutée : le missile Sejil © Armees.com

L’Iran a montré la puissance de son arsenal en lançant pour la première fois en situation de combat le missile balistique Sejil. L’annonce a été faite par le Corps de la Garde révolutionnaire islamique (CGRI) via l’agence officielle Mehr, marquant une montée en intensité des tensions géopolitiques dans une escalade qui dure depuis plusieurs semaines. Cette action intervient alors que Téhéran mène l’Opération Fureur Épique, lancée le 28 février, et qui a pris un tournant avec l’utilisation de ce missile.

Le Sejil : ce qu’il sait faire

Le Sejil est un missile balistique à deux étages, propulsé par un propergol solide, conçu pour remplacer la famille des Shahab, qui utilisait du carburant liquide. Selon TF1 Info, il se distingue par sa capacité à être stocké chargé et prêt au lancement en seulement quelques minutes, ce qui réduit fortement sa vulnérabilité aux frappes préventives.

Le missile pèse 23 600 kg, mesure entre 18 et 20 mètres, et peut transporter une ogive de 500 à 1 000 kg sur une distance d’environ 2 000 km. Sa première démonstration publique remonte à novembre 2008, et il a été de nouveau montré en janvier 2021 lors des manœuvres Grand Prophète 15.

Selon le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), le Sejil relève d’une conception essentiellement iranienne, ce qui renforce l’autonomie de Téhéran en matière de technologie balistique. Son déploiement représente une montée en puissance des capacités militaires iraniennes.

Sur le terrain et les réactions

Le lancement du Sejil s’inscrit dans la 54e vague d’attaques menées par l’Iran, aux côtés d’autres modèles comme le Khorramshahr (capacité d’ogives jusqu’à 2 tonnes), le Kheibar Shekan, le Qadr et l’Emad. Avant cette étape, le CGRI avait déjà frappé en utilisant dix missiles et drones, visant notamment des centres de commandement américains et atteignant une portée jusqu’aux Émirats arabes unis (EAU). Les cibles visées comprenaient des centres de gestion aérienne, des installations militaires et des concentrations de troupes israéliennes.

La riposte israélienne n’a pas tardé. Israël a mené des frappes supplémentaires dans l’ouest de l’Iran, notamment après que la localité de Zarzir, dans le nord d’Israël, ait été atteinte par un missile iranien, faisant 58 blessés. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar ont affirmé leur détermination à poursuivre les opérations militaires contre Téhéran jusqu’à la neutralisation des menaces perçues.

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