L’actualité géopolitique note une présence inquiétante des navires de guerre russes le long des côtes françaises, selon l’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la marine nationale. Alors que la guerre en Ukraine se prolonge, les enjeux maritimes prennent de plus en plus d’importance pour la sécurité européenne. L’amiral a déclaré que « à peu près un bateau ou un sous-marin russe passe le long de nos côtes chaque semaine », soulignant la tension en mer.
Les Russes au large : réguliers et parfois agressifs
Invité du « 20 Heures » de France 2, animé par Léa Salamé, l’amiral Nicolas Vaujour a dressé un tableau où la marine russe exerce une pression permanente. En mer Baltique, leur comportement est décrit comme « plutôt très agressif », tandis qu’en Atlantique ils sont « moins visibles, mais tout aussi présents ». Ces opérations militaires en mer Baltique font partie de la guerre hybride : elles sont souvent difficiles à attribuer et se multiplient depuis le 24 février 2022.
Avec ces passages réguliers de navires russes détectés près des côtes françaises, la marine nationale reste en alerte, surveille activement les mouvements et prend des mesures pour limiter les conséquences de leurs manœuvres.
Ce que la guerre en Ukraine change en mer
La guerre en Ukraine, qui a commencé il y a quatre ans, continue de produire des effets maritimes importants. Les forces ukrainiennes ont opposé une forte résistance, repoussant les Russes et menant des actions marquantes, comme le naufrage du Moskva en mer Noire. Pour la Russie, les pertes en mer sont notables : accès réduit à des bases stratégiques telles que Sébastopol et la Syrie, et une pression plus forte en mer Baltique.
En réponse, la France a organisé une coordination entre action militaire et judiciaire, impliquant la marine nationale, les administrations françaises, et les alliés de la France. Cette coopération internationale vise à freiner les tactiques russes tout en poursuivant une justice maritime effective.
La flotte fantôme, un enjeu économique
Parallèlement aux questions militaires, la flotte fantôme russe, d’environ 1 000 bateaux, est une autre source d’inquiétude. Cette flotte finance une part importante de l’effort de guerre russe, à hauteur d’environ 40% des financements. La France a arraisonné l’un de ces navires, succès salué par le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d’une interview à Kiev il y a environ trois semaines.
Les armateurs français travaillent avec les autorités pour documenter et contrer les effets économiques de cette flotte. Une surveillance active est mise en place pour compliquer la tâche de la Russie, qui peine à trouver de nouveaux armateurs pour ses navires.








