Des montagnes colossales 100 fois plus hautes que l’Everest identifiées : une découverte qui bouleverse la science

Cette découverte pourrait bouleverser notre compréhension du monde souterrain.

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Découverte incroyable : des montagnes énormes sous nos pieds
Des montagnes colossales 100 fois plus hautes que l’Everest identifiées : une découverte qui bouleverse la science © Armees.com

Une récente trouvaille scientifique a mis au jour des montagnes gigantesques enfouies bien en dessous de la surface de la Terre. Ces formations, impressionnantes tant par leur taille que par leur ancienneté, pourraient bien chambouler notre manière de voir la géologie. Cette avancée nous offre un nouveau regard sur les profondeurs de notre planète.

Des montagnes à couper le souffle

Deux montagnes colossales ont été repérées à une profondeur étonnante de 1 931 kilomètres sous la surface. Chacune mesure environ 1 000 kilomètres de haut, ce qui les rend plus de 100 fois plus élevées que le mont Everest (le sommet connu au-dessus du niveau de la mer). Ces mastodontes se situent sous l’Afrique et dans l’océan Pacifique et sont désignées par le terme « Provinces à faible vitesse sismique » (LLSVPs).

Ces LLSVPs seraient composées de matériaux denses et très anciens, ce qui les ferait être des vestiges d’anciennes plaques tectoniques, semblables aux structures géologiques submergées découvertes récemment.

Les chercheurs pensent que ces structures du manteau sont stables depuis plus de 4 milliards d’années, remettant en cause l’idée que le manteau serait une couche constamment mouvante, tout comme les changements observés dans la rotation du noyau interne.

Les ondes sismiques au service de la découverte

L’étude, parue dans la revue Nature, a été rendue possible grâce à l’analyse minutieuse des ondes sismiques générées par de puissants tremblements de terre. Ces ondes ralentissent en traversant des zones où la densité change, permettant ainsi aux scientifiques de repérer les LLSVPs. Il faut souligner que les modèles tomographiques sismiques utilisés reposent surtout sur la vitesse des ondes pour décrire l’intérieur de la Terre, ce qui leur impose quelques limites.

Pour raffiner l’analyse, un nouveau modèle global 3D d’atténuation a été mis au point. Ce modèle exploite les oscillations qui parcourent la Terre entière pour contraindre les harmoniques sphériques jusqu’au degré quatre. Dans le manteau supérieur, on observe qu’une forte atténuation associée à une vitesse réduite suggère une origine thermique, alors que dans le manteau inférieur, la relation se fait dans le sens inverse.

Les LLSVPs se distinguent non seulement par leur ancienneté et leur stabilité par rapport au reste du manteau, mais elles se révèlent aussi être plus chaudes que leur environnement immédiat. Cette découverte fait douter de plusieurs théories sur la structure interne de la Terre et pourrait ouvrir la porte à de nouvelles pistes sur son passé géologique.

En comparant les modèles actuels avec un modèle viscoélastique réalisé en laboratoire, les chercheurs ont constaté que la région circum-Pacifique est plus froide et caractérisée par une taille de grain réduite, tandis que les LLSVPs seraient plus chaudes avec une taille de grain plus importante. Les valeurs de viscosité calculées confirment que ces provinces profondes du manteau sont des entités stables et durables.

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