Découverte inédite : le télescope James Webb détecte du CO₂ sur une exoplanète

Le télescope James Webb a fait une découverte incroyable : du CO2 sur une exoplanète.

Publié le
Lecture : 2 min
Découverte inédite : le télescope James Webb détecte du CO₂ sur une exoplanète
Découverte inédite : le télescope James Webb détecte du CO₂ sur une exoplanète | Armees.com

L’univers nous surprend encore avec ses mystères et ses découvertes passionnantes. Dernièrement, une trouvaille marquante a été faite en astronomie : le télescope James Webb a détecté du dioxyde de carbone (CO2) sur une exoplanète en 2022. Cette avancée change la donne dans notre façon de voir les mondes au-delà de notre système solaire et ouvre de nouvelles pistes d’exploration.

Une méthode d’observation innovante

Le James Webb a employé la technique des transits pour repérer du CO2 sur l’exoplanète WASP-39. En gros, cette méthode consiste à observer la lumière d’une étoile pendant qu’une planète passe devant elle, ce qui provoque une toute petite variation de luminosité. En analysant cette lumière traversant l’atmosphère de WASP-39, les chercheurs ont pu mettre en évidence la présence de dioxyde de carbone. Ce qui est d’autant plus remarquable, c’est que le JWST a réussi non seulement à le détecter indirectement, mais aussi à observer directement ce gaz, offrant ainsi un nouveau regard sur l’atmosphère des exoplanètes.

Parallèlement, une équipe de chercheurs américains a exploité les coronographes du JWST pour masquer la lumière trop intense des étoiles afin d’étudier leur environnement proche. Ils se sont penchés sur les quatre géantes gazeuses du système HR 8799, situé à 130 années-lumière de la Terre. Pour donner une image claire, William Balmer, astrophysicien à l’Université Johns Hopkins, compare cette technique à « mettre votre pouce devant le Soleil pour mieux apprécier le reste du ciel ».

https://twitter.com/UlycesEditions/status/1638895929108627456

Le système HR 8799 : un laboratoire naturel

Le système HR 8799 est relativement jeune avec ses 30 millions d’années, surtout quand on le compare aux 4,6 milliards d’années de notre propre système solaire. Même si les géantes gazeuses qui composent ce système ne sont pas vraiment des candidates pour héberger la vie telle qu’on la connaît, leurs lunes pourraient offrir des conditions cosmiques intéressantes.

La détection de CO2 dans ce système prouve que la formation des exoplanètes peut suivre des processus similaires à ceux de Jupiter et Saturne dans notre système solaire. Ces planètes se seraient constituées par l’agglomération de particules glacées autour d’un noyau solide, un procédé dans lequel le CO2 intervient en se condensant sous forme de petites particules de glace.

Vers la détection d’exoplanètes rocheuses

Jusqu’à présent, environ 6 000 exoplanètes ont été identifiées, et la plupart sont des géantes gazeuses. Cependant, si on veut dénicher des mondes pouvant potentiellement abriter la vie, il faut orienter les recherches vers des planètes rocheuses, type Terre. Le prochain télescope spatial, Nancy Grace Roman, dont le lancement est prévu pour 2027, se dotera d’un coronographe spécialement adapté pour repérer ces planètes solides.

William Balmer insiste sur l’enjeu de cette démarche en déclarant : « Le grand saut que doivent faire les chercheurs, c’est de se concentrer sur des planètes rocheuses comparables à la Terre ».

Laisser un commentaire

Share to...