« Adieu ma France... Tu n’es plus celle que j’ai connue - Général Bigeard

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"Adieu ma France... Tu n’es plus celle que j’ai connue, le pays du respect des valeurs, de l’hymne et du drapeau, le pays de la fierté d’être français. Adieu ma France des trafics en tous genres, du chômage, de l’islamisme, de la polygamie, du laxisme, de la permissivité, de la famille décomposée... Adieu ma France réduite à l’état d’urgence, ma France déconstruite, en guerre avec elle-même. Je veux, néanmoins, demeurer optimiste et croire en ton sursaut. Mais qui te sauvera ?"
Le livre testament du général Bigeard
"(...)Un homme qui saurait se mettre tout entier à son service, sans magouille, sans en retirer pour lui-même le moindre profit, mais qui se donnerait entièrement, et de façon désintéressée, au sauvetage du pays, à la relance de la France."
Extrait de " Adieu ma France ", du général Bigeard, Editions du Rocher
Constitution européenne
Ce texte, j’ai voté contre, parce qu’à mes yeux il ne répond pas à l’attente des citoyens de l’Union européenne. Je revois Chirac et Schröder, se tenant la main, se congratulant d’être les leaders de l’Europe. Or la France et l’Allemagne étaient malades. L’association de deux malades n’a jamais donné la santé !
Turquie
Pour moi, la Turquie est le prochain enjeu majeur de l’islamisme. La Turquie est une puissance en partie européenne, qui souhaite s’intégrer très rapidement à la construction politique qui lie vingt cinq États du Vieux Continent.
La Turquie, le rêve inespéré de tout islamiste. À contaminer de toute urgence ! Les grandes manoeuvres ont d’ailleurs déjà commencé. On le sait, le parti au pouvoir à Ankara se définit comme " islamiste modéré ". Je ne vois pas très bien en quoi consiste un islamisme qui serait " modéré ", mais enfin passons.
La Turquie, c’est le cheval de Troie du fondamentalisme pour tenir l’Europe sous sa coupe, pour faire peser sur notre continent une épée de Damoclès tellement efficace que les Européens préféreront une assimilation, lente et sournoise, à un combat qui ne semble plus à leur hauteur. Voilà pourquoi je m’oppose résolument, totalement, absolument à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne et même à l’ouverture de négociations allant dans ce sens.
Parlons en, des "négociations" !
J’aimerais que l’on m’explique comment "négocier" avec un pays qui se refuse à reconnaître officiellement l’un des États membres de l’organisation dans laquelle il aspire à entrer. Je veux parler de Chypre, bien évidemment. Comment négocier avec un État qui se refuse tout aussi obstinément à reconnaître ses responsabilités dans le génocide qui décima les Arméniens en 1915 ? Et comment négocier avec un pays qui, le plus officiellement du monde, déclare qu’il entend rejeter l’héritage laïc d’Atatürk, le fondateur de la Turquie moderne, pour lui substituer une constitution fondamentaliste ? Quand on me dit que la Turquie est " mûre " pour rejoindre l’Europe, cela me fait bondir.
L’Europe, je le crains, paiera très cher son aveuglement. Il est temps, grand temps d’arrêter de jouer avec le feu. Et plus largement, prenons toutes les mesures d’urgence pour arrêter ce cancer de l’islamisme qui gangrène le monde.
Islamisme
Oui c’est sérieux ! Très sérieux même, car le voile n’est qu’une étape, la première, pour imposer à la France, comme à tous les pays occidentaux, des conceptions qui sont radicalement étrangères à notre identité, à notre histoire et à notre culture.
On commence par le voile puis on risque de finir par accepter que certaines femmes adultères soient lapidées. À ce rythme on tolérera un jour la polygamie et, pourquoi pas, l’excision ! Eh bien, je prends le pari qu’en France, d’ici quelques années, les idolâtres du politiquement correct feront passer pour un acte de racisme insupportable le fait de refuser à des musulmans français ou vivant en France de s’adresser à des tribunaux religieux, appliquant un droit à la fois moyenâgeux et inhumain.
Immigration
Si un immigré a, bien entendu, des droits, il a aussi des devoirs et l’immigré qui ne veut pas s’intégrer à la culture de son pays d’accueil ne fait que scier la branche sur laquelle, pourtant, il veut s’asseoir. Je reviens sur ma consternation le soir du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002, lorsque j’ai vu une cohorte de jeunes des banlieues, issus de l’immigration maghrébine, brandir et agiter fièrement, place de la République, devant le couple Chirac, des drapeaux algérien et marocain.
Je reviens sur cet événement car cette image, en quelque sorte, résume tout. L’oubli du patriotisme et la disparition de l’identité française. Le danger que fait peser sur l’avenir de notre pays le refus de s’intégrer de millions d’immigrés, ou de leur progéniture. La perte de prestige moral d’une fonction dont le titulaire devrait pourtant être au dessus de tout soupçon. Et aussi, bien sûr, la confusion des valeurs dans un pays qui va à vau l’eau, que plus rien ne structure de manière cohérente, qui semble ne plus avoir d’avenir en tant que nation.
Je reviens également sur l’ascendant que prend, chaque jour un peu plus, l’islam dans notre pays, mais surtout l’islamisme. Qui aurait pu prévoir cela dans ma jeunesse ? Qui aurait imaginé le bouleversement de notre nation ? La nation est, pour moi, une idée essentielle, fondatrice dans la vie en commun d’un pays. On bâtit un État à partir d’un sentiment national, partagé par les habitants du pays considéré.
Terrorisme islamiste
Arrêtons-nous encore sur le problème du terrorisme islamiste : L’Europe, l’Europe des 25, croit être une forteresse imprenable, tellement bien défendue qu’aucun danger ne peut la menacer. Elle est fière de sa puissance économique, de sa richesse, du niveau de vie de ses habitants, de ses institutions politiques, des démocraties qui fonctionnent plutôt bien, même si évidemment beaucoup de choses sont perfectibles.
Eh bien l’Europe, ce colosse aux pieds d’argile, ce "tigre de papier " comme diraient les Chinois, se trompe. Elle est en guerre, déjà, mais elle ne veut pas le voir, elle ne veut pas le savoir. Elle se croit protégée, prémunie contre toute attaque et refuse de se confronter à la réalité des faits.
Or cette réalité, c’est qu’elle est encerclée, infiltrée. Une guerre sournoise de subversion souterraine s’insinue un peu plus chaque jour. Pour ne pas en être conscient, il faudrait être aveugle ou stupide. Faut il rappeler le nombre de réseaux islamistes qui trouvent en Europe des bases arrière accueillantes et complaisantes ? J’en ai déjà parlé dans certains chapitres précédents. Et si j’aborde à nouveau ce thème en fin de livre, c’est pour bien insister sur l’ampleur de ce danger car j’ai souvent l’impression que les Français ne veulent pas y prêter attention. Un peu la politique de l’autruche : on ne veut pas regarder en face, la menace qui plane.
Repentance
La France est la risée du monde entier. Et parmi nos attitudes, pour le moins discutables, parmi les nombreuses " repentances ", comme on jargonne aujourd’hui, la plus récente vaut le détour.
C’était à Madagascar, un pays que je connais bien pour y avoir vécu lorsque je commandais les forces françaises de l’océan Indien. En visite officielle dans ce pays, en juillet 2005, Chirac a présenté les excuses de la France pour la répression musclée de l’insurrection de 1947, répression que je me refuse à qualifier de "massacres". Cela donnait, dans le texte : "Il faut évoquer les pages sombres de notre histoire commune et avoir conscience du caractère inacceptable des répressions engendrées par les dérives du système colonial. "
Mais pourquoi aller se coucher comme ça, alors que tout le monde sait qu’il s’agissait d’une autre époque ? Pourquoi éprouver le besoin de se repentir, quand les autres ne le font pas, quand les autres, de plus, ne l’exigent pas et comprennent mieux la situation que nous ne la comprenons nous mêmes ?
La réponse du président malgache Ravalomanana en est la meilleure preuve : " C’est du passé. Je suis né en 1949, et non en 1947. Je pense à l’avenir. Ce n’est pas une source de blocage pour travailler ensemble. " (...)
Réagir
Alors, la France est elle prête à l’affrontement ?
J’ai bien peur que non. Et cela pour plusieurs raisons. La toute première, c’est que la France n’est plus une société homogène et structurée. Le corps social du pays n’est plus sain. Qu’est ce qu’un corps social sain ? Une population qui sait conserver la mémoire du passé et des combats collectifs qui ont été menés. Ce n’est plus le cas de notre pays. La transmission ne se fait plus et les commémorations les plus solennelles font plutôt rire qu’autre chose.
Qu’il s’agisse de la fête nationale, le 14 Juillet, ou du souvenir des deux guerres mondiales, le 11 novembre et le 8 mai, de la guerre d’Indochine, ou de celle d’Algérie, de moins en moins de Français se sentent concernés.
Je souhaite vivre encore dans une société française fière de ses racines et de sa spécificité. Et ce n’est pas une question de couleur de peau. C’est une question d’état d’esprit, d’attitude. Aujourd’hui, défendre l’identité française vous fait souvent suspecter d’être un suppôt du Front national, ce qui n’est absolument pas le cas en ce qui me concerne. J’ai du respect pour un Le Pen, tout comme pour Arlette Laguillier parce que tous deux sont adeptes de ma devise " Être et durer " !
La seule protection réellement efficace qui vaille, c’est de sortir la France de son inertie, de sa surdité et de son aveuglement.
Je ne cesse de l’écrire tout au long de ces pages, la France est entrée dans un processus de déliquescence. J’ai l’impression tenace que, si le cours des choses ne change pas radicalement, le pays va à sa perte. Qu’il est en voie de désagrégation et que ce n’est pas son identité seule qui est menacée, mais bel et bien jusqu’à son existence. Et je le répète, sans craindre de lasser le lecteur, la France va traverser une crise très profonde, à la fois politique, économique et surtout, morale.
C’est donc à un réarmement moral du pays que je veux appeler en rédigeant ces pages, afin de conjurer la menace qui risque de nous engloutir corps et biens. Je pourrais, sur les affaires, rédiger des livres entiers. Mais en résumé, que faut il retenir de ce constat ? Tout simplement que, pour sortir la France de sa torpeur, l’une des toutes premières conditions est de restaurer la morale publique dans le pays.
Morale publique sans laquelle rien ne peut être fait de durable, car les Français n’ont plus confiance dans les hommes qui les gouvernent actuellement. Ils les prennent pour des margoulins et croient que ces responsables politiques pensent d’abord à eux, avant de se soucier du bien commun et du sort de leurs concitoyens.
Nos dirigeants doivent être des gens propres, irréprochables, ce ne sera qu’à cette seule condition qu’on pourra au moins les écouter et les prendre au sérieux.
La démission est allée trop loin, dans tous les domaines, pour que la France n’ait pas besoin d’un choc salvateur, susceptible de lui permettre de retrouver sa vraie vocation.
« Nous sommes dans la merde, mais ce n’est pas une raison pour la remuer. » [ Marcel Bigeard ]
Bigeard toujours ... A (re)lire absolument :
J’ai mal à la France
Commentaires
Le 20 juin 2000, Louisette Ighilahriz, algérienne, membre du FLN, accuse dans les colonnes du journal Le Monde, les généraux Massu et Bigeard de l’avoir eux-mêmes torturée durant trois mois à la fin de l’année 1957.
Ce témoignage va lancer un grand débat sur ce problème longtemps tabou de la pratique par l’armée française de la torture durant la guerre d’Algérie.
Le général Bigeard, figure charismatique de cette époque, mis en cause personnellement, ne pouvait rester insensible à cette attaque. Profondément blessé, il fait ici les mises au point qui s’imposaient.
Après avoir démontré le grotesque des accusations portées contre lui, il nous explique comment la situation politico-militaire en Algérie a conduit à ce que l’on a appelé la bataille d’Alger et nous donne sa vision de la guerre subversive que les soldats français ont été contraints de mener pour sauvegarder la population française et algérienne.
Enfin, dans un dernier chapitre il nous livre, à quatre-vingt-cinq ans, sa vision actuelle de son cher pays, ses espoirs et ses inquiétudes et nous explique pourquoi il a tellement "mal à la France". Ce nouveau "coup de gueule" du premier soldat de France, avec son célèbre franc parlé et l’autorité que lui confère sa carrière exceptionnelle, ne peut que mettre un point final au déferlement médiatique auquel on assiste depuis quelques mois.
"Extrait de la Guerre d’Indochine 1945-1954
par Philippe Héduy"
Citation du Général Bigeard
A cette époque où, selon mon indicatif radio, je devenais Bruno, je ne savais pas encore que nous vivions les plus belles années de notre vie. Les plus belles parce que les plus dures. Elles étaient aussi les années les plus amicales, les plus orgueilleuses, et les plus solitaires :
Les plus amicales parce que nous étions, à la vie, à la mort, entre camarades ;
Les plus orgueilleuses parce que jamais autant nous n’aurions la fierté de notre tenue et de notre uniforme.
Les plus solitaires enfin, parce que nous menions en des terres lointaines un combat d’idéal, aussi ignoré de la métropole que celui des Croisés de la première croisade, il y a neuf cents ans, quand le moine Bruno, mon saint patron à la guerre, fondait l’ordre des Chartreux.
Oui, les camarades parachutistes, les solitaires parachutistes, les orgueilleux parachutistes étaient alors portés par un destin semblable à celui des Croisés ou à celui des moines, des moines guerriers, des Templiers.
Et j’imagine que, nonobstant l’armure, les chevaliers du Temple n’auraient pas été mécontents de sauter sur Jérusalem en arrivant du ciel, comme nous allions le faire tant de fois, de la RC 4 à la Plaine des Joncs, et de la Rue sans Joie à Ðiên-Biên-Phu.
Je crois que c’est en effet l’esprit - du moins un certain esprit, une certaine idée de nous-mêmes - qui nous permettait de nous manifester ainsi, au plus fort des combats. On sait contre quoi, contre qui nous combattions : Contre un monde opposé à celui de l’esprit. Et puis, il y avait en nous autant de secrète vigueur de venir au feu en tombant du ciel qu’en parcourant des lieues à travers la jungle, la rizière ou la montagne. L’esprit nous animait.
L’esprit, d’abord, du dépassement de soi. J’ai vu combien de garçons de vingt ans, ou même de trente, s’agripper à la carlingue et sauter dans l’inconnu mortel alors que, deux ou trois heures auparavant, ils se trouvaient encore à Hanoï dans l’insouciance ou les plaisirs de quelque lieu de détente ! Et j’en ai vu combien marcher sur la piste jusqu’à l’épuisement ou courir à l’assaut jusqu’à la chute ! Je le dis : une telle vigueur physique n’est pas possible sans une ardeur morale. Jogging, certes, mais jogging avant tout du caractère et du courage.
Aller ainsi jusqu’au bout de soi, cela s’appelle l’abnégation, cela s’appelle l’esprit de sacrifice, et cela signifie que l’on défie la mort en combat singulier, la mort qui est autour de nous tous. Je les salue, mes camarades parachutistes qui l’ont rencontrée sans peur. Leur mort est à jamais notre mérite.
L’esprit d’équipe ensuite, l’esprit de camaraderie. On dira peut-être esprit de caste, de clan, de corps. Soit, si cela veut dire que l’on a la volonté d’être les meilleurs et que cela ne vous est pas donné par quelque grâce d’état ou d’uniforme.
Oui, nous osions espérer être les meilleurs, mais les meilleurs parmi nos égaux, nos frères d’arme. Et, s’il y a caste du combat, clan de guerriers, si le parachutiste veut encore être aujourd’hui ce primus inter pares, c’est surtout à l’Indochine que nous le devons. Après la Bretagne ou la Hollande, avant Suez ou Timimoun, et aussi avant Kolwezi, il y eut l’Indochine : That Khé, Tu Lé ou Ðiên-biên-phu furent les creusets où se forgèrent l’esprit, la geste et la chevalerie parachutistes.
Esprit français enfin. Cet esprit para qui devait jaillir du ciel d’Indochine, comme une corolle, a-t-on remarqué qu’il était particulièrement représentatif de ce que le soldat français a toujours eu de meilleur en comparaison de tous les autres ?
L’astuce et la fougue, l’audace et la furia francese, l’intelligence du combat, le sens du terrain, le flair du danger, le goût de la manœuvre, la souplesse de l’approche, tout cela qui rend le parachutiste français le plus para des aéroportés, là aussi ce primus inter pares parmi nos camarades du monde entier, tout cela naquit de la guerre d’Indochine.
J’ai souvent dit ou écrit, il faut "être et durer" ou encore " faire un pas... encore un pas " et savoir repartir à zéro.
Le vieux soldat que je suis devenu essaie de continuer à servir en puisant certes dans son passé, mais en ayant le regard fixé sur ce que pourrait être demain, et où là comme ailleurs les paras qui furent toute ma vie sauront défendre une liberté qui n’a pas de prix.
Marcel BIGEARD
Pour commander ce livre
Editeur : Le Polygone
Auteur : Marcel BIGEARD
224 pages
385 g
16 cm x 24 cm
ISBN : 2913832075
EAN : 9782913832077
23 commentaires pour cet article
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1er classe georges chouraqui du 1er rcp a pau ami a vie du general (...) 9 février 19:16
mon general je vous souhaite une bonne sante et surtout courage crire et oser
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Nindo 28 juillet 2009 17:06
Totalement d’accord !! Oublié ce point dans mon long post d’énervement. Je le complète donc.
La guerre est en effet une chose sérieuse qui à mon sens mérite sang-froid, vivacité, humilité et connaissance de respect de "l’autre". Les qualités du stratège tout simplement. Je ne ressens rien de tout cela dans les beugleries du général, je n’ai rien reçu de tout cela dans les "tradis" bovinantes de Saint-Cyr L’Ecole.
J’ai croisé de bons officiers cependant.
Au "houha !" de boeufs d’une section heureuse de partir au combat pour vider son Famas je préfèrerai volontiers le silence d’une section réfléchie, déjà prête et affûtée, naturellement disciplinée.
Vu les reportages des troupes françaises en Afghanistan. Vu de bons éléments réfléchis. vu aussi des bovins travestis dansant sur une table pendant que ses potes de sections le sifflent et gueulent à tue-tête. C’est la cohésion et la relâche... Vu aussi un officer qui, avec ses collègues, ouvre délicatement une malle contenant de la vaissele fine pour dîner, de cohésion là encore, entre dixit " gentlemen".
Je ne pense pas que le moudjahidin se travestisse ou dîne dans de la porcelaine ancienne. Il est froid et déterminé.
Profiter de sa perm pour se recentrer, repenser ses missions passées et y trouver les moindres détails d’amélioration me semblerait plus judicieux, exemplaire et admirable que de gueuler comme des barbares ou se rappeler les bons vieux petits plats de bobonne catéchèse pondeuse.
Au fana de la Saintélyon, plutôt que de s’alimenter d’ouvrages de bourrins je ne saurai que trop vous conseiller Lucrèce (De Rerum Natura) et autres anciens pour reconsidérer la discipline de Sparte. Vous y trouverez bien plus d’inspiration et de réflexion que le pétillant regard d’un vieux Gi-joe qui n’a même pas eu l’occasion d’effleurer la sagesse. Les anciennes oeuvres asiatiques pourraient aussi vous aider dans l’accomplissement de vos fonctions. L’art ultime est de gagner une guerre sans même avoir à livrer bataille selon Sun Tzu. On se croisera sur la saintélyon, j’ai les cheveux longs, je fume occasionnellement de l’herbe, j’ai une vie sexuelle épanouie et funkie avec une chérie que j’aime et respecte, et je vais souvent à l’église seul pour me ressourcer : je vis la discipline de la vie on ne me l’impose pas. Votre corps doit être tout raidi d’une dicipline que vous vous imposez sans même la réfléchir, c’est avec plaisir que je vous distancerai avec mes guiboles toutes détendues de jeune anarchiste.
Soufflez un coup, soyez naturel, posez-vous la question "que ferais-je si j’étais moins con ?" et embrassez vos proches quand vous aurez trouver quelques pistes de réponse. Je crains que Bigeard n’en ai jamais trouvé la moindre miette.
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Nindo 28 juillet 2009 15:01
Ah le bon vieux temps d’une france bien droite et valeureuse ! Celle qui se réveillait d’une raclée sans précédent face à un envahisseur (bouté par la suite par des "forces libres") nationaliste lui aussi adepte de droiture et de valeurs. Celle qui avait montré le bel exemple mais dont la chute avait pourtant montré à ses colonies que l’exemple prêché n’était peut-être que du vent.
Général BIGEARD : un de ces derniers symboles français d’homme droit, bourru et entier. Je m’excuse de me poser une question peut-être naïve mais : on aurait pas pris une branlée à diên-biên-phu ? Ce n’étaient pas ces généraux valeureux qui étaient au commandement ? Ces croisés chevaleresques propageant la bonne parole éduquaient et controlaient ces indigènes dont on n’aurait pas soupçonné la moindre aptitude à penser ! Ces bons vieux piliers de la FRANCE ce sont avérés de fins stratèges ! Du bon vieil emploi de la stratégie dite de la cuvette !
Ces parachutistes qui ont sauté, parfaitement conscients de la situtation sont en effet de véritables héros. Ils on porté bien haut les derniers fragments de l’honneur d’une nation ridiculisée par l’incompétence de ses dirigeants.
J’ai embrassé les sièges de Saint-Cyr l’Ecole et j’ai du me farcir ces discours revisités de l’histoire repeinte à grands coups de chevalerie. Par qui ? Ces bons vieux "tradis" (bien souvent fils de généraux) issus d’un autre temps garant de valeurs qu’eux-mêmes ne savent porter. Les adeptes du "faites ce que l’on dit" ou ce que dit la tradition, mais ne vous attardez surtout pas à ce qu’ils font. Ces fils à papa tout youlés, adeptes de la virilité du rugby mais dont les organes, tellement serrés dans leur culotte de cuir étant louveteaux, ont une fonction hormonale totalement déréglée. Ce doux son de la "cuissssssssssssse" au croisement d’une demoiselle. Ce bon vieux poster de Pétain à Montoire scotché dans son armoir en souvenir du bon vieux temps. Il y avait des bons dans ma promo, il y avait aussi tout un tas d’attardés.
Le risque n’est pas négligeable quant à ce qu’ils atteignent des rangs d’officier supérieur. Ces mêmes abrutis collés au passé prendront certainement des décisions stupides mettant en péril la vie de leurs hommes.Mais qu’on se rassure il y aura toujours un bon vieux trouffion parachutiste pour sauter malgré tout. Comble de l’ironie, ce trouffion pourrait bien être issu de l’immigration porteur et ambassadeur de valeurs juste énoncés par ces nobles français de race pure !!!
Marre de ces vieilles conneries accaparées par ces vieux dinosaures (dont je respecte la bravoure et suis conscient d’être l’héritier, vivant dans un pays libre, de leur sacrifice). Marre de cette notion de France des valeurs dont une petite caste serait l’ambassadrice (la bonne vieille famille française des années 60 ou la bonne vieille famille tradi avec ses 10 marmots réunis à la messe du dimanche matin). Les mêmes qui braillent aujourd’hui en souvenir d’un france déchue ont eu l’initiative et les rennes de l’état par le passé. Tout comme ils peuvent avoir l’idiotie des mariages cosanguins pour la conservation d’un sang pur ou ne pas s’offusquer de mariages forcés (vu et attesté à l’occasion d’un bal des cadets, ma chérie viens donc, je te présente ton mari ! les deux pères galonnés se serrant la main), ils ont eu la faiblesse de perdre le pouvoir. Ils n’ont jamais été accablé pour leur incompétence, leur défaite a suffit. Qu’ils se taisent !
La jeunesse française fera comme toutes les générations précédentes qui peuvent avoir surpris : c’est dans l’adversité qu’elle révélera ses incroyables talents.
J’ai beau avoir forcé les traits de ces fameux français de souche et de bonne famille (et je les prie de bien vouloir m’excuser si cela a pu les blesser), je les respecte néanmoins avec sincérité. Ils sont garants d’une facette de la France tout comme ces enfants de l’islamisme, totalement assimilés, en protègent une autre.
Les temps changent, je comprends l’amertume et l’incompréhension de ceux qui ont raté le train en marche. Je louperai certainement les prochains wagons, je me garderai néanmoins de rédiger des billets d’humeur qui ne règlent certainement pas le problème.
Je crains que le général Bigeard, quelle que soit sa valeur et son histoire, se soit égaré. Je suis jeune français, issu de classe moyenne, issu d’une république à laquelle j’aimerais de tout coeur verser mon tribu. Je suis aujourd’hui ingénieur, j’aimerais être réserviste opérationnel dans le 2ème RH, j’ai mes propres motivations et ma propre conception de nation. La France d’aujourd’hui me plaît, quels que soient ces défauts, tout y est encore possible, elle peut surprendre et ses richesses sont nombreuses et insoupçonnées. Les écrits du général sont aussi lourds et peu réfléchis que celui d’un rappeur saoulant de banlieue. Des écrits de victimes qui chialent parce-que les choses ne tournent pas comme ils l’entendent, parce-que c’est la faute des autres... Les autres... La FRANCE appartient à tous ses citoyens, son renouveau reviendra.
Je suis sportif de haut niveau, je suis multi-diplômé et je veux servir. Je refuse de me taper ces dicours bovinants de chevalerie d’un ancien temps, je refuse que l’on vienne m’inculquer ce que doit être la patrie. J’ai lu les blogs et compte-rendu de la toute dernière formation officiers de réserve à cöetquidan : j’ai du revoir mes intentions. Toujours ces mêmes discours rabachés par ces boeufs qui ne font pourtant pas parti des meilleurs effectifs. Les bons se taisent et agissent. J’ai vu bien plus de droiture dans l’abnégation de jeunes élèves ingénieurs valeureux issus des banlieues que chez ces héritiers de la roche bidulle cachant leurs bouteilles d’alcool dans les plafonds de l’internat. Je repense donc mon engagement et remplis la réserve de motivation qui me permettra de passer, une bonne fois pour toute, outre ces conneries, j’espère que je pourrais être un bon officier, un bon soldat républicain.
Une guerre se gagne ou se perd. Un soldat se doit de la gagner, le reste n’est que palabres qu’il convient de taire surtout quand on a perdu.
Que le Général ne remue pas sa bile indéfiniment, qu’il jette une bonne fois pour toute ses rancoeurs pour vivre un retraite heureuse. Il vit dans un état qui lui permet de profiter pleinement de sa vie maintenant qu’il n’est plus aux affaires. Qu’il profite donc des choses simples et trouve la plénitude d’une fin de vie paisible. En exercice il aurait dû la boucler, pour l’exemple, par pitié : qu’il continue !
Les français et sa jeunesse ne sont pas compris par ses dirigeants, et alors ! Le pouvoir n’appartient finalement qu’au peuple, il saura reprendre les choses en main et se déterminera quand il le voudra et quand cela en vaudra la peine.
Pour le défendre, j’ai bien plus confiance en ses forces vives qu’en ses éléments anoblisés de salons militaires. Je serai fier de combattre aux cotés de Salim ou Oussoufa pour défendre les couleurs et valeurs de notre nation. Que le combat soit perdu d’avance, peu importe, nous aurons eu l’occasion d’exprimer les intentions et déterminations cachées par le "ventre mou " silencieux de ce pays.
N’oublions pas que nous sommes tous responsables de la situation de notre pays avec pour ordre d’implication : les anciens avant les jeunes ! Les seconds ne sont que le reflet des premiers.
Que les vieux constatent leur échec et qu’ils se repentent : nous on les pardonne !
Allez, salut la rangaine !
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22 juillet 2009 02:12
Le constat dramatique de Bigeard est d’une pertinence telle que les français ne peuvent pas ne pas étre interpellés.La France des années 50 et 60 ou les valeurs morales occupaient une place importante dans la vie des français n’existent plus.Oui c’est la débandade qui prévaut actuellement dans votre pays.Mas honnétement à qui incombe la responsabilité de cette situation ? Dans les années 70 le gouvernement français de l’époque avait tiré la sonnette d’alarme en ce qui concerne le vieillissement de votre population.Il encourageait les français à procréer ;en effet il est du devoir de chaque français dés que c’est possible de fonder un foyer et d’avor au moins deux à trois enfants ;c’est une obligation morale en vue de contribuer au renouvellement de votre belle population généreuse et sympathique.Malheureusement l’égoisme et l’individualisme des français avait pris le dessus.Beaucoup de français et de françaises trés riches préféraient la vie de célibat et s’adonnaient à activités plutot lucratives que de penser sérieusement à donner un sens à leur vie.Car une vie sans enfants n’a pas de sens. En 1960 la population française était de 40 millions d’habitants et l’Algérie en comptait 9 millions.L’Algérie ,aujourd’hui en compte 36 et la France 60 dont 5 millions de musulmans.Si la France avait opté pour une politique basée sur le développement et la protection de la famille,la population française s’éléverait à 120 millions d’habitants et les intégristes islamiques qui vous créent des problèmes passeraient inaperçus en France.Ainsi,vous ne seraient pas aujourd’hui confrontés à ces problémes dont parle Bigeard. Rappelez vous de la fameuse phrase du Général De Gaulle :’Je ne veux pas que Colombey les Deux Eglises deviennent Colombey les Deux Mosquées’. De Gaulle est un visionnaire.Incontestablement la France traverse une crise spirituelle qui se traduit sur le plan de la culture par l’individualisme poussé à ses limites extrémes. é
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16 juillet 2009 17:25
Merci pour ces paroles prophétiques et optimistes sur l’avenir de notre FRANCE. Oui, honte aux lâches qui nous gouvernent et LA bradent impunément. N’oublions pas qu’à chaque période difficile de notre histoire il y a toujours eu de belles âmes pour sauver notre Pays. De lire le Général Bigeard et beaucoup de ces messages nous met du baume au coeur. Et tout à coup on se sent moins seul. BIGEARDMENT VÔTRE ;
Nicole et Christine.



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